Crêmes zen à l’huile essentielle de mandarine et chocolat chaud pour invités stréssés

Le contexte de cette recette délicieuse 

Depuis petite, je me soigne avec l’argile (merci Mamie, t’as internet là haut ? ), et avec les plantes, ou avec les deux en association.
C’est un réflexe. C’est une passion.Je dois dire que je m’en trouve très bien.

La connaissance des plantes venant, il y a une quinzaine d’année (piouuuuu, je me sens vieille à écrire ça ! ), je me suis tournée vers les huiles essentielles. Et là … j’ai des trucs à dire :

Je suis un peu  agacée par la « mode des huiles essentielles », qui correspond à ce retour en grâce du bio, du naturel, du terroir pas trafiqué, de l’authentique, et du « qui fait vendre ».

Il est vrai que les HE ont d’extraordinaires vertus pour soigner le physique, mais aussi le moral,. A force d’être abreuvés de sondages stigmatisant les français comme « les plus gros consommateurs d’anti-dépresseurs du monde « , les gens ont vu en elles une porte entrouverte, et c’est légitime.

Porte aussitôt enfoncée par les industriels du cosmétique, et l’on a vu fleurir les shampoings aux HE (ça, … bon OK), puis les dentifrices aux HE, les parfums de voitures aux HE, les désosorisants pour toilettes aux HE, (urinez utile avec les huiles essentielles !)

Tout ceci privilégiant évidemment le parfum de l’ HE et non ses vertus, parce que évidemment un gel douche relaxant, mais parfumé à l’origan, c’est pas top  top.

Il n’y a rien de commun entre une plante consommée entière, et la consommation d’huile essentielle de la même plante. Il arrive même que leurs propriétés soient différentes.

Il faut parfois 500 kg d’une plante pour obtenir un flacon d’ HE, les principes actifs passent dans le sang plus vite que le antibiotiques et il ne faut que quelques dizaines de minutes pour trouver trace de l’ HE dans l’haleine de celui qui l’ utilise. Elles peuvent être abortives, photosensibilisantes , voire provoquer des convulsions si l’on en fait mauvais usage.

Ce qui en fait une véritable bombe biologique, dont il faut apprendre à se servir.

J’ai passé ma soirée d’hier à lire sur internet des choses parfois ahurissantes sur leur emploi. Non pas sur les sites « officiels » de revendeurs ou de producteurs, mais sur certains forums .

Signe que manifestement, soit l’info manque, soit le bourrage de crâne fonctionne bien.
Loin de moi, l’idée de donner un cours sur les HE, d’autres plus compétents le feront et le font mieux que moi. Mais on ne peut pas les utiliser comme on mettrait un filet d’huile d’olive sous prétexte qu’elles soignent des tas de choses.

Je suis à votre disposition si vous voulez des adresses, ce qui ne vous dispensera pas de consulter un aromathérapeute si besoin. Je vous poste ici, une petite recette sympa, utilisant de l’ HE de mandarine.

A noter : sans indications sérieuses, n’ingérer pas d’huile essentielle. Ici, certes, j’en emploie, mais la dose est petite si l’on considère qu’elle est de plus partagée entre les convives.

L’ HE de mandarine (citrus reticulata), est une huile au prix raisonnable, et fait partie de la famille des HE d’agrumes, qui ont 3 grands points communs.

Elles sont terriblement aromatiques, elles sont photosensibilisantes (en usage classique, ne pas s’exposer au soleil après leur consommation), et elles sont toutes relaxantes ou antidépressives.

Voici donc un petit dessert idéal à consommer le soir. En plus de régaler vos invités, vous prendrez soin de leur sommeil !

Vous pouvez l’agrémenter d’écorces confites …. euh là, j’ai eu la flemme …

La recette : pour environ 6 ramequins

Les ingrédients

  • 2 oeufs et 3 jaunes
  • 10 cl de lait
  • 30 cl de crême liquide
  • 80 g de sucre
  • 5 gouttes d’HE de mandarine (citrus reticulata) achetée en flacon teinté, certifiée 100 % pure, en pharmacie, magasin (site) bio ou spécialisé.

La préparation

  • Mélanger le lait et la crême.Mélangez le sucre (sur lequel vous aurez versé l ‘ HE) avec les oeufs, et réunir le tout.
  • Versez dans de jolis ramequins.
  • Cuire 45  au bain marie, à 120 °C.
  • Laisser prendre au frais.
  • Au moment de servir faire une sauce chocolat classique, couvrir les ramequins. Il me restait de petits chocolats Lindt qui avaient eu un peu chaud dans  la voiture, je les ai utilisés en mariant noir, lait-noisettes etc … un petit côté craquant … craquant!

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